Est-il si difficile de regarder du côté de l'Amour ?

Portrait de Chantal Calatayud

À la fin des années 70, le Club Med battait son plein. Des relations, nouvellement enrichies grâce à l'apogée des " Trente glorieuses ", avaient décidé de partir au Sénégal, à Cap Skirring plus précisément, pour un séjour farniente dans ledit Club. Ils étaient quatre couples qui n'avaient jusque-là jamais voyagé aussi loin... Leurs préparatifs ridicules, sur fond de précautions comiques, en disaient long sur ce qu'ils imaginaient être encore possiblement le pays des cannibales ! Même si je n'étais pas sans ignorer l'instabilité politique africaine de l'époque, je trouvais que leur méfiance était pathétique. Elle est d'ailleurs restée gravée dans ma mémoire comme un mauvais réflexe de leur part à fantasmer qu'une différence de couleur de peau pouvait entraîner des drames... Quarante ans après, la barbarie sur des sols " étrangers " leur donnerait presque raison ! Toutefois, il serait peut-être plus juste de regarder la responsabilité inconsciente et consciente de chacun dans ces tueries abominables où des innocents et des gentils vacanciers ont perdu la vie au hasard de la folie meurtrière...

Étant née au Maroc, j'ai saisi - toute petite - que des Français, notamment, arrivés après la Seconde Guerre Mondiale sur cette superbe terre, se conduisaient beaucoup plus mal avec les autochtones que certains colons. Le mépris, sur fond de complexe de supériorité, se traduisait par des ordres mus par un tutoiement qui se voulait bêtement suffisant, englué dans une vanité dégoulinante d'idiotie... Ces individus, nouvellement installés donc, croyaient s'imposer en déambulant en pays conquis. Ils oubliaient simplement qu'ils avaient en face d'eux des êtres humains intelligents, sensibles, intuitifs, qui finiraient par se révolter un jour, n'en pouvant plus de plier sous le joug d'un autre temps, pourtant déjà largement révolu en matière d'esclavagisme. Ils ne savaient surtout pas que se développeraient à une vitesse vertigineuse les médias avec des moyens de transmission inter-cosmiques qui allaient créer des mécanismes de défense redoutables, balayant de facto toute protection élémentaire. Dans leur ouvrage " La criminalité sur Internet ", paru chez puf en 2001, Frédéric-Jérôme Pansier et Emmanuel Jez établissaient déjà un constat inquiétant en ces termes : " L'Internet est le miroir de la civilisation occidentale. Passé en quinze ans du mode restreint de communication intra-universitaire à celui de réseau planétaire, il épouse aujourd'hui les aspirations les plus louables, comme les plus viles bassesses, de nos contemporains. Les vices les plus répandus ont ainsi trouvé leur place dans l'espace virtuel, où se développe une criminalité bien réelle, multiforme et souvent insaisissable. "...

L'Amour serait-il le remède ? Certainement dans le principe mais encore faudrait-il admettre au préalable que chaque individu a le droit d'exister et ce, quels que soient sa condition, sa race, sa religion, son statut. Cet apprentissage du respect d'autrui ne peut subséquemment et en aucun cas ignorer que cette évidence exige de ne jamais omettre que toute pensée projective à l'égard d'un seul individu influence négativement le comportement futur de cet individu. Imaginons alors un instant le résultat à l'échelle mondiale ! Il y a de quoi en frémir... " Vous n'avez pas peur de la mort, vous avez peur de la vie ", assurait avec pertinence le spiritualiste laïc Arnaud Desjardins ! Le Christ a lavé les pieds des apôtres, endossant ainsi la difficile posture d'esclave mais ce message d'humilité semble s'être dilué, voire envolé. La rivalité et la recherche de pouvoir et de domination frappent et font rage aujourd'hui dans tous les domaines, trimballant leur cortège funèbre de jalousies exacerbées.

Mais quand abandonnerons-nous nos mesquineries et nos petitesses ? Mais quand nous offrirons-nous spontanément le cadeau qui consiste à faire du bien à notre alter ego ? Mais quand accepterons-nous l'idée que censurer et condamner notre prochain en échafaudant des barricades est le plus grand danger que nous forgeons et sédimentons ? Mais quand accorderons-nous à ce même prochain son désir instinctif et son droit le plus légitime d'être aimable, au lieu de le caricaturer ? Mais quand arrêterons-nous enfin de mésestimer la portée protectrice de l'universalité de l'Amour ?

Catégorie : 

Commentaires

Portrait de Gilbert. R. Psychanalyste

Que de questions suivant le pronom interrogatif " quand " ? Votre texte plein de sagesse quant à l'amour me rappelle le cri de l'Abbé Pierre qui disait, un peu dépité, que " L'Amour n'est pas aimé ". C'est peut-être le sens d'une certaine crucifixion, comme si nous n'avions pas compris l'Amour. Il nous reste cependant l'Espérance. Les presque derniers mots du Nouveau Testament, au verset 20 du XXIIème chapitre de l'Apocalypse, Celui qui atteste ces choses dit " Oui " je viens bientôt, sont dits avec un brin d'humour mais j'ai la faiblesse de faire confiance en l'Amour qui arrive... bientôt !-) Merci Chantal ! 

Portrait de Mireille-cogolin

J'ai lu ce blog - et je l'ai même relu - avec un grand intérêt. Il est " vrai " mais il véhicule aussi cette forme d'impuissance dont nous sommes beaucoup à souffrir malgré nos réflexions mutuelles sincères et récurrentes sur le sujet... Ce matin, comme je n'avais pas trop le moral (il y a des jours comme ça mais qui me poussent à travailler encore davantage ma spiritualité), j'ai pris ma Bible (Éditions Tardy) qui contient des " Prières nées d'un partage " et j'ai médité sur un texte magnifique, signé Yvette Couraud, ouvrière, et qu'elle a intitulé " Je suis seule ce matin ". Je trouve qu'il fait lien avec les propos de Chantal Calatayud et je suis heureuse de le partager avec vous ici et maintenant : 

. " Seigneur, je suis seule ce matin, plus seule encore que les autres jours. Aujourd'hui, l'équipe se rencontre à nouveau. Je ne peux pas y aller. Tu sais pourquoi !

Qu'il est lourd mon fardeau, certains jours. Comme les autres, j'ai un emploi du temps tracé d'avance. Comme les autres, j'aspire à une vraie solidarité vécue. Et voilà, depuis quelque temps, la tuile : il faut tout arrêter. Pourquoi ? Oui, pourquoi ?

Pourquoi tant d'hommes, de femmes, d'enfants souffrent ? Ils souffrent dans leur corps, certes, mais ils souffrent encore plus d'être méprisés, rejetés, laissés pour compte. Ils souffrent de ce que les autres leur sont indifférents, ils souffrent d'être classés parmi les pauvres types qui ne savent pas se débrouiller, faire face.

À mon tour, Seigneur, ce matin, je suis un peu laissée pour compte. Que c'est douloureux de laisser un travail inachevé. Je ne peux mener à bien ce que j'avais accepté. J'ai envie de crier quand je vois les autres trop occupés. J'ai essayé de dire ce que je ressentais mais je n'ai pas su l'exprimer et personne n'a compris.

J'ai besoin, Seigneur, qu'on m'aide à assumer ma vie. En conséquence, je dois m'organiser pour continuer à vivre pleinement. Ma rencontre avec Toi n'est pas toute gratuite. J'ai besoin que Tu m'aides à lutter. Je sais aussi que Tu ne vas pas faire sauter tous les obstacles.

Mais j'ai besoin de découvrir une manière nouvelle de les franchir. Ton Amour doit me servir de levier pour commander la vitesse à laquelle je dois avancer. "

Il me semble que chacun peut comprendre l'angoisse (professionnelle mais sûrement pas que...) de cette femme qui réalise que, finalement, elle n'a que Dieu vers Qui se tourner... À la fois c'est magnifique et c'est LE sens de la spiritualité mais, en même temps, on ressent bien à travers ses mots désespérés qu'elle sent qu'elle ne peut plus tabler sur une certaine couche de la population humaine... Mais peut-être aurez-vous un sentiment différent du mien dans cet abandon et désirerez-vous le partager à votre tour avec nous ?

Portrait de Jean

Cette prière d'Yvette Couraud me touche, Mireille. Elle met en résonnance mes limites humaines avec les siennes même si l'histoire et le contexte ne sont pas les mêmes. Et dans ces moments, je crois que seul Dieu est la personne vers qui se tourner. Parce que l'humain a ses limites et ne peut résolument pas nous comprendre, aussi proche soit-il. Cette solitude, il m'est arrivé de l'expérimenter et seule la prière - désespérée oui - a été mon recours. Alors le désespoir a des chances à se transformer en " des espoirs "...

Portrait de Juliette

Tout ce que vous dites résonne en moi. Je me sens tellement à l'unisson avec vous. Unissons nous, mon inconscient ne veut pas que je lâche, que j'abandonne. Pourtant en ce moment je me demande souvent "pourquoi" et "quand". Oui, quand vont-ils comprendre qu'il n'y a que l'Amour, que c'est la seule voie - voix. Cela me fait penser à cette chanson de Daniel Balavoine, "Sauver l'Amour" . Je me permets de vous transmettre les paroles. Je pense qu'elles sont en lien  :

Partir effacer sur le Gange
La douleur
Pouvoir parler à un ange
En douceur
Lui montrer la blessure étrange
La douleur
D' un homme qui voudrait trouver
En douceur
Au fond de lui un reste de lueur
L' espoir de voir enfin un jour
Un monde meilleur

Qu' est-ce qui pourrait sauver l' amour
Qu' est-ce qui pourrait sauver l' amour
Et comment retrouver le goût de la vie
Qui pourra remplacer le besoin par l' envie
Ah Ah
Où est le sauveur
Ah Ah

Et chaque nuit le peuple danse
En douceur
Croit qu' il peut exorciser

La douleur
Puis lentement quitte les transes
En douceur
Alors revient dans sa conscience
Sa douleur
Au fond de lui sent cette peur immense
De voir mourir ce sentiment d' amour intense

Qu' est-ce qui pourrait sauver l' amour
Qu' est-ce qui pourrait sauver l' amour
Et comment retrouver le goût de la vie
Qui pourra remplacer le besoin par l' envie
Ah Ah
Où est le sauveur
Ah Ah
Qu' est-ce qui pourrait sauver l' amour
Qu' est-ce qui pourrait sauver l' amour
Et comment retrouver le goût de la vie
Qui pourra remplacer le besoin par l'envie

Qu' est-ce qui pourrait sauver l' amour
Qu' est-ce qui pourrait sauver l' amour
Et comment retrouver le goût de la vie
Qui pourra remplacer le besoin par l'envie

Je n'ai jamais été une fan mais c'est la découverte de l'Afrique qui lui a fait prendre conscience des autres. Alors, il reste l'Espoir.
Portrait de Cécile

Je n'aimais pas particulièrement ce chanteur... Il faudra que je m'interroge pour savoir pourquoi. N'empêche que cet album est le dernier qu'il ait enregistré avant de partir pour un autre monde, comme si lui aussi n'avait pas pu terminer un travail ! Dans ce même album, il y a une chanson intitulée " Aimer est plus fort qu'être aimé "... Je pense qu'il a raison mais que c'est difficile !

Portrait de cricri

Ce blog m'a beaucoup parlé dans la mesure où, effectivement, on peut se l'approprier aussi en le resituant dans un cadre de souffrance existentielle différent.

Quant à la prière que Mireille nous a transmise, elle met en exergue combien notre impuissance humaine ne peut que nous faire nous tourner vers le Seigneur et s'adresser à Lui... Par expérience, je sais que lorsqu'on s'applique à réagir de la sorte, les réponses appropriées à nos tourments et les solutions arrivent. Le problème, et comme nous en avons déjà largement débattu dans ces forums, c'est que les réponses et les solutions que nous envoie le Seigneur ne correspondent souvent pas à nos attentes ou à la façon dont nous avions imaginé leur dénouement. Parfois, le dénouement tarde à n'en plus finir et là, il ne faut pas omettre ou oublier deux aspects fondamentaux : d'une part, nous ne voyons que la partie immergée de l'iceberg (exemple, Yvette Couraud aurait peut-être eu un accident de travail très grave si son entreprise n'avait pas périclité) et, d'autre part, en règle générale, nous n'avons pas le réflexe suffisant de voir tout ce que le Seigneur nous envoie en positif et en parallèle de la situation bloquée tant que celle-ci a nécessité à rester bloquée... J'ai pu constater sur l'ensemble de ma vie qu'il y a  toujours un équilibre permanent, un " bien " - qui peut apparaître modeste ou pas d'ailleurs - qui vient compenser ce qui nous fait mal, nous donne du mal ou des angoisses...

Portrait de Lakshmi

Je viens de répondre à un fabuleux post de Thierry qui m'a fait beaucoup de bien par rapport à l'inquiétude que j'ai pour ma vieille maman. Et là, Cricri, vous me donnez un autre signe divin positif. Elle se serait fait un plaisir de sortir avec mon frère à la mer aujourd'hui. Elle ne le voit pas souvent à son goût. Et vous venez de me faire comprendre qu'elle s'est certainement évité quelque chose de plus grave que son incapacité à marcher. D'autant qu'il fait très chaud en ce moment et que ce n'est peut-être pas la meilleure idée qu'ait eu mon frère aujourd'hui. Il s'est évité lui aussi des problèmes. Voir les choses de ce côté-là change effectivement tout ! Merci à ces forums. Ils sont porteurs de véritables messages de vie !

Portrait de nanou-69

Je commence juste à m'intéresser à la spiritualité grâce à vous tous. Ce que vous dites, Cricri, est vrai.... Je crois que je me suis plainte de mon ex-mari mais je me dis, en vous lisant, que j'ai du échapper à pire. Et puis avec lui, j'ai eu un enfant. J'ai trop tendance à l'oublier !!!

Portrait de Isabelle

Voilà une de mes chansons préférées, que je chante depuis tant d'années, que je la connais par coeur... et qu'elle fait partie des chansons que je chante aussi à haute voix dans ma voiture... ces paroles sont magnifiques, comme souvent les textes de Jacques Brel... Mais outre les paroles, ce que j'aime énormément dans cette chanson, c'est toute la progression de l'amour qui est source d'espoir et de force... et qui se termine ainsi, (en simple rappel) :

Quand on a que l'amour

Pour parler aux canons

Et rien qu'une chanson

Pour convaincre un tambour

Alors sans avoir rien

Que la force d'aimer

Nous aurons dans nos mains

Amis le Monde entier...

Que Dieu me prête vie encore... pour que je m'applique un peu plus chaque jour, pour y croire plus fort encore et toujours...

Portrait de Frédérique Tirtiaux Psychanalyste Art-thérapeute

Merci pour ce sujet qui est certainement le noyau de l'humanité.

On dit qu'il faut s'aimer, pour aimer les autres, sans rien attendre en retour. Il faut avant tout, croire en l'AMOUR sinon, nous n'aurions aucune d'hésitation...cela me fait penser à Saint Thomas qui à besoin de voir pour croire... en ce moment nous voyons...

La chanson de Balavoine m'a beaucoup "dérangée"  et je comprends enfin pourquoi. A l'époque où il a eu son accident,deux jours avant, je venais de quitter mon mari j'habitais au Mali très près du lieu de l'accident. Je n'ai pas eu besoin de voir que ce n'était pas ma place.

En relisant sa biographie, j'ai relevé qu'il avait écrit "un autre monde" et surtout qu'un journaliste lui avait cédé sa place à sa demande. ..l'aurait-on autant écouté, si il n'avait pas rejoint l'autre monde?

Je pense qu'il ne faut pas céder à tout, qu'un autre monde est possible et que chaque jour il faut tendre vers cela en y contribuant à notre échelle pour s'éléver un peu plus....

Portrait de Gilbert

J'ai bien aimé votre com, Frédérique, notamment lorsque vous abordez Saint Thomas. Il veut voir et il a raison. C'est comme si l'amour devait pouvoir se toucher, être palpable. Je veux dire que l'amour a besoin de preuves et donc d'actes. Je connais des personnes qui se gargarisent de la notion d'Amour mais cela ne se voit pas concrètement dans leurs actes. Il disent mais ne montrent pas. Saint Thomas n'est pas " crédule ". Il devient croyant parce qu'il a besoin de concret et non de fadaises. Nous sommes tous quelque part des Saints Thomas. Nous avons besoin de choses tangibles. L'Abbé Pierre, Balavoine et beaucoup d'autres ne se sont pas contentés de paroles. Ils ont pris des risques, montré leurs faiblesses... Et vous avez raison, quitte à mourir jeune dans un hélicoptère mais au moins ils ont vécu un peu de l'Amour... Et ne dit-on pas que l'Amour est plus fort que la mort ? Brel dit que l'Amour peut faire face aux canons et pourtant il n'était pas grenouille de bénitier... Alors oui, l'Amour sera toujours une valeur sûre... D'ailleurs je crois qu'Il l'a toujours été, l'est et le sera toujours... Il était avant nous, est avec nous, et sera après nous !!!!

Portrait de Thierry

Je ne suis pas un spécialiste du fait religieux mais je souhaite réagir car je ne suis pas sur d'avoir bien saisi le sens que vous avez voulu donner dans vos messages, notamment lorsque vous évoquez Saint Thomas.

D'après ce que j'ai compris, pour vous Gilbert Saint Thomas a raison de ne pas croire tant qu'il n'a pas vu et vous dites qu'il n'est pas crédule. Pourtant Saint Thomas est connu pour son incrédulité qui lui a valu le surnom de « Thomas le sceptique ». Jésus lui a d'ailleurs signifié lorsque Saint Thomas ne croyait pas en sa résurrection :  “Avance ici ton doigt, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais crois.” Thomas lui répondit : “Mon Seigneur et mon Dieu !” Jésus lui dit : “Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru !” » (Jn 20, 24-29).

En revanche, grâce a l'attitude de Saint Thomas je crois que Jésus nous montre qu'il n'y a pas forcément besoin de voir pour croire : "Or la foi est une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas." (Hébreux 11:1) mais que c'est la foi qui nous permet de créer nos espérances et par une force (la force de l'attraction ? Wink ), ces choses finissent par venir à nous et exister réellement. C'est en tout cas ce que je crois aussi comprendre à la lecture du livre de Jean : "Et nous, nous avons connu l'amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru." (1 Jean 4:16a).

C'est aussi ce que je crois comprendre à la lecture du post de Madame Calatayud qui introduit ce passionnant sujet. Vous vous /nous questionnez sur la force de l'Amour qui pourrait être le remède aux maux et autres barbaries perpétrées depuis trop longtemps sur la Terre. L'Amour jouerait le rôle d'un re-médiateur pour les êtres humains, avec néanmoins comme préalable, que tous se reconnaissent frères et se respectent. 
Si je fais un parallèle avec les saintes écritures « Voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés. Aussi a-t-il envoyé son Fils pour apaiser la colère de Dieu contre nous, en s’offrant pour nos péchés. » 1 Jean 4.9.
Cette notion d'Amour tiendrait-elle son Universalité de l'amour de Dieu et de cette offrande de Jésus pour nous permettre de vivre en paix ?
Est-ce la crédulité en cette notion d'Amour Divin, tout comme Saint Thomas qui ne croit que ce qu'il voit, qui ne nous permet pas d'accéder à cette joie et cette paix universelle offerte par Dieu ?
C'est bien ce que semble nous dire le texte de Jean et ce que nous semblant ne pas entendre : "Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle." (Jean 3:16). Aussi, je pense que l'on n'a pas besoin d'attendre des signes, des faits ou des démonstrations de preuves d'Amour
pour commencer a y croire nous-même et à croire que les autres soient aussi capables d'accéder et de nous faire partager cet Amour.

Enfin, je crois sincèrement en la description de l'Amour selon Dieu : “L'amour prend patience, l'amour rend service, il ne jalouse pas, il ne plastronne pas, il ne s'enfle pas d'orgueil, il ne fait rien de laid, il ne cherche pas son intérêt, il ne s'irrite pas, il n'entretient pas de rancune, il ne se réjouit pas de l'injustice, mais il trouve sa joie dans la vérité. Il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout. L'amour ne disparaît jamais” (1 Corinthiens 13:4-8a).

Voilà, à mon sens, la voie qui nous est indiquée par Dieu pour nous permettre d'accéder un jour à cette paix et cette joie éternelle. Oui l'Amour sera notre remède, notre « cinquième élément », notre rempart contre les actes de violences que nous nous infligeons et que nous infligeons à nos frères. Reste à savoir comment faire en sorte de « vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété » (Tite 2 :12)...
Comme l'évoque une chanson du Roi Lion : « L'amour brille sous les étoiles, D'une étrange lumière , La terre entière, en parfaite harmonie, Vit un moment royal ». Nous n'avons donc plus qu'à lever les yeux ;-)

Merci pour ce fabuleux espace de dialogue et pour la qualité des échanges.


Bien à vous.

Thierry

Portrait de Gilbert

Bonjour cher Thierry,

Vous dites que vous n'êtes pas un spécialiste du fait religieux ? Votre post " montre " autre chose (rires !). Je  " crois " au contraire que vous en savez un bout, comme disait Jacques Lacan s'adressant à des psychanalystes qui pensaient ne rien savoir...

Ceci dit, je peux comprendre que mon post, un  peu affecté il est vrai, ait prêté à confusion. Si Thomas est qualifié de Saint, c'est à mon sens qu'il apporte quelque chose à la Foi. Oui, il a besoin de voir, de toucher. C'est un pragmatique. Et le pragmatisme a à voir avec un certain principe de réalité. Je suis d'accord avec tout ce que vous dites et le lien que vous faites avec le blog de Chantal Calatayud duquel, il est vrai, je me suis un peu écarté. Ma réponse à Frédérique a été stimulée par cette allusion à saint Thomas que j'avais travaillé avec un prêtre il y a longtemps. C'est parce qu'il a vu qu'il a cru. Il représente, à mon sens, notre humanité incarnée. Jésus ne le juge en aucune manière et lui fait toucher ses plaies. Il est vrai qu'il est mieux de croire sans avoir vu. N'empêche ! Nous avons besoin de preuves tangibles, d'engagement. Votre post détaillé en est un pour moi ! Vous vous engagez, Thierry, et me montrer à voir, quitte à oser ne pas être d'accord avec mon post ou tout du moins l'interroger. Il s'agit de cette dialectique qui fait que l'on ne fait pas avaler à Saint Thomas des vessies pour des lanternes.

Mon post, il est vrai affecté, était une sorte d'exutoire contre une certaine frange de paroissiens se réclamant de l'amour - j'ai été marié à l'église, puis divorcé - qui en reste à une foi de façade mais dont les actes ne témoignent pas (à mon sens) de la foi incarnée. Mais cela, c'est une histoire à régler entre moi et moi. Peut-être quelque chose de l'ordre du pardon auquel je ne suis pas encore parvenu. J'ai encore trop besoin de preuves et ma foi, comme celle de Saint Thomas est fragile... Thomas est un personnage intéressant et qui m'intérroge. Il existe un Evangile apocryphe qui lui est attribué. Par ailleurs, la légende dit que c'est lui qui aurait amené le Christianisme en Inde... A voir donc et à creuser pour moi !

Merci, Thierry, pour votre travail (qui se voit !) et je vous rejoins largement pour remercier ce fabuleux espace d'expression.

Très cordialement,

Gilbert

Portrait de Frédérique Tirtiaux Psychanalyste Art-thérapeute

Le doute serait-il le point d'ancrage ou d'encrage?

Faut-il sortir notre plume pour se sentir plus léger, qu'il nous pousse des ailes....

Lorsque l'on doute, il nous faut parfois des preuves pour continuer à croire. L'humain est ainsi. Jésus lui-même l'espace des quelques instant a douté "Père pourquoi m'as-tu fait ça?"...

Le doute peut avoir deux facettes, le bon doute et le mauvais. Je pense que le bon doute est celui qui remet dans le bon sens...vers l'envie d'avancer, de s'envoler.

C'est ce que vous faites à mon sens et vous m'avez apporté beaucoup de réflexions positives.

En echangeant pour avancer cela permet de croire à nouveau. Merci.

Portrait de Jean

J'aime beaucoup cette notion de  " bon doute " que vous évoquez. N'est-ce pas le sens du doute de Saint Thomas ? Récemment, un de mes anciens collègues me relatait la dispute qu'il a eu avec son père, catholique pratiquant, qui - au nom de l'amour - s'offusquait du fait qu'il avait décidé de faire sa vie avec une femme pratiquant une autre religion que la sienne. Où est l'amour, où se trouve la vraie spiritualité dans ce cas là ?

J'aime beaucoup aussi votre expression : Faut-il sortir notre plume pour se sentir plus léger, qu'il nous pousse des ailes.... Elle donne tout son sens à l'ouverture d'esprit qui règne dans ces forums... L'Amour y est présent. Et ça, je n'en doute pas !

Excellent 7/7 2015 à tous !

Jean

Portrait de Lili

Moi aussi comme Gilbert, j'aime beaucoup votre expression , Frédérique : « Faut-il sortir notre plume pour se sentir plus léger, qu'il nous pousse des ailes... »

Est-ce que l'Amour passerait aussi par l'écriture, oui, j'ai l'impression que oui, car c'est une forme de partage aussi , quand les mots viennent du cœur bien sûr. Ils permettent la libération de soi , un envol ? , comme les plumes des ailes, une ouverture pour ce qui était « enfermé » et qui ne pouvait pas « sortir » autrement, sans que l'on sache pourquoi. Mais cette libération ne peut avoir lieu à mon avis que si l'on croit que ces mots seront lus et que les messages seront véritablement entendus et qu'ils pourront peut-être enrichir d'autres personne, peut être par une communauté d'expérience, en transmettant de la vie ? Est-ce la Foi ( foi ? ) qui fait que l'on sait que quand on écrit les mots qui sortent de son cœur, ils atteindront forcément à un moment et quelque part celui d'un ou de plusieurs personnes et leur feront du bien, je ne me l'explique pas trop mais j'en ai quand même une intuition diffuse qui me guide la plupart du temps et qui fait que j'adore lire (tient, un lien avec mon pseudo ? ) et que j'aime bien écrire aussi et que j'ai parfois l'impression que ça me donne des ailes d'une certaine manière..... Peut-être que je m'éloigne un peu du blog initial de Chantal Calatayud, mais peut-être pas, car souvent, les mots écrits transmettent de l'Amour et donc aussi une forme de remède, ça me parle bien.

Portrait de Jean

Je suis inscrit sur ces forums pratiquement depuis les débuts. J'ai vu beaucoup de foromeurs se précipiter pour écrire. Sauf que beaucoup aussi sont partis (ont fui) dès que leur égo était agratigné. Comme si la parano avait pris le dessus. Je trouve cela dommage mais à l'inverse, les personnes qui sont restées fidèles témoignent d'un grand progrès au niveau existentiel. C'est sûr, comme le disait je crois Orlan il y a peu, que certains ne font pas dans la séduction. Mais quel intérêt ? Pas de séduction certes mais les échanges sont toujours formateurs. Et ceux qui ne jouent pas le jeu, comme le disait Yamina, soit ne reviennent plus soit laissent des points de suspension... C'est leur histoire, et il n'est pas question de les juger. Mais à mon sens, aux vues de la qualité des internautes ici,  ils se privent d'un sacré cadeau sans avoir besoin parfois de consulter. Enfin, c'est mon humble avis. Mais, je vois, Lili que vous avez bien compris l'esprit et l'éthique qui règnent sur ces forums, jour après jour. Votre texte en témoigne !

Portrait de Lili

Désolée Jean, je vous ai confondu avec Gilbert, je me demande bien pouquoi (l'inconscient peut être facétieux quand on se lâche un peu Wink) ! J'espère ne pas vous avoir blessé....

Merci en tout cas pour ce gentil message qui me va droit au coeur !Give rose

Portrait de Jean

Je partage effectivement pas mal de choses, surtout au niveau spiriruel, avec Gilbert. Ceci pouvant expliquer cela. Par contre, je ne suis pas enseignant et ne possède pas son expérience pédagogique. Il est quand même parvenu à me faire connaître Alexandre Jollien, et c'est une grande découverte pour moi. Preuve qu'il a gardé de bons restes en tant que pédago. J'en profite pour le saluer !

Portrait de Gilbert

Merci pour votre salut, Jean. Je ne vous ai jamais rencontré de visu mais est-ce bien nécessaire ? Finalement, je suis en train de lâcher mon " Saint-Thomas " qui a besoin de voir pour croire ! Je partage tout à fait ce que vous avez écrit à Lili. Quant au côté pédago, comme beaucoup de foromeurs ici, vous n'auriez pas fait mauvaise figure dans l'Education Nationale. Bien à vous.

Gilbert

Portrait de Frédérique Tirtiaux Psychanalyste Art-thérapeute

Je vous suis totalement Jean, sur votre réflexion quant aux  foromeurs. Pour ma part je pense que la parano est un passage obligé et lorsque l'on le dépasse, cela devient une force. J'ai pris le temps pour réécrire mais n'ai jamais lâché le forum. Il faut parfois mettre en suspend ce que l'on fait,  afin de faire le point. 

J'écris beaucoup avec les points de suspension et en points de suspension. La peur de s'engager certes et d'abimer aussi mais là je rationnalise. (je mets donc un point)

Je ne suis pas passée par Saint Thomas par hasard, ni rebondi sur la plume. Je suis venue voir et comprendre que j'avais oublié où était ma place. Cela me libère aussi.

L'écriture reste une forme d'Amour, libre à chacun d'adhérer ou non. 

Merci ! (point d'exclamation, je m'exprime)

Portrait de Sofia M

L'Amour de Dieu, je ne Le conteste pas. Malgré les épreuves qu'Il a bien voulu m'envoyer et qu'Il m'envoie encore sous des formes différentes, je ne Lui en ai jamais voulu. Même enfant et là, je n'ai jamais eu d'explication... En revanche et sans que je m'en rende compte lorsque j'étais très jeune, Il m'a toujours accompagnée. J'ai eu mes phases d'athéisme, mes phases de doutes et les souffrances dans ma vie qu'Il voulait bien m'asséner pour m'enseigner ont fait qu'aujourd'hui je peux dire que j'ai la foi. Mais j'aimerais pouvoir l'écrire avec une majuscule et, même si je crois pouvoir dire que j'ai fait de vrais progrès, même si j'ai intégré, ressenti psychologiquement et corporellement que " toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu ", je n'ai pas encore atteint le niveau de sérénité qui installe dans une neutralité totale, c'est-à-dire l'Acceptation absolue du chemin existentiel. À ce jour, j'ai besoin au quotidien de tisser des liens pour me rassurer et c'est là où je retrouve (malheureusement ?) mon côté Saint Thomas. Ces mauvais réflexes m'agacent mais, c'est curieux et j'en profite ici pour le signaler, chaque " foi " que j'éprouve la nécessité d'aller vérifier une situation qui m'inquiète, le Seigneur m'envoie une scène d'illusion : je crois " voir " quelque chose et, très vite, je réalise que je me suis trompée. Ce qui m'amène à intégrer progressivement que lorsque nous avons peur, cette peur est inutile car sans fondement, Dieu étant Tout Amour. Cependant, il me semble que ces peurs nous sont nécessaires dans la mesure où, indépendamment du fait qu'elles nous structurent, elles nous rendent plus humains, plus tolérants vis-à-vis de soi et d'autrui... 

Portrait de Orlan

J'ai lu sur un des forums de Signes&sens l'apport d'un foromer qui m'a beaucoup interpellé : en parallèle de la peine, du chagrin, de l'angoisse, de l'incompréhension, Dieu nous envoie toujours et en PARALLÈLE (c'est cela qui m'a intéressé) un élément POSITIF qui contrecarre la charge apparemment NÉGATIVE. En fait, c'est comme un processus d'annulation progressive dans la mesure où toutes nos craintes sont de même nature et viennent de l'enfance, même si leurs habillages sont différents. 

J'ai réfléchi tardivement hier soir à cette dimension, j'ai pris une feuille de papier et j'ai travaillé cet aspect. Très vite, je me suis rendu compte que c'était vrai. Je ne voudrais pas faire pleurer dans les chaumières car ma destinée, pour l'instant, est plutôt bienveillante à mon égard, mais je peux être très anxieux devant le comportement velléitaire de mon fils, ado, qui n'arrive pas à entendre qu'il faudrait qu'il se bouge un peu plus pour que son avenir soit un peu consistant... J'ai donc noté cette inquiétude récurrente et, en parallèle, j'ai cherché ce qu'il y avait de positif dans cette épreuve : j'ai trouvé bien entendu mon travail spirituel quotidien sur moi-même car j'essaie d'être le plus possible dans l'acceptation de la personnalité de mon jeune, tout aussi différente soit-elle par rapport à la mienne quand j'avais son âge, et puis s'est imposé à moi le fait qu'il est adorable et je ne suis pas sans ignorer qu'à 15 ans, il pourrait être autrement inquiétant. J'ai pris d'autres difficultés passées ou présentes de ma vie et j'ai pu constater effectivement qu'il existe dans chaque obstacle un phénomène bien tangible positif, comme un souffle divin, une respiration, et je vais faire en sorte dorénavant d'aller chercher systématiquement ce qu'il y a de positif dans chaque épreuve qu'il m'est donné de traverser... Est-ce aussi une façon un peu différente d'interpréter la posture de Saint Thomas ? Je veux dire par-là, et à mon sens, que la foi se travaille au quotidien et qu'en tant qu'êtres humains, il ne nous est pas possible de faire l'impasse d'une vérification tangible " matérielle ", même si j'aimerais moi aussi avoir la Foi avec une majuscule car je crois avec cœur que l'Amour ne peut être issu que de ce niveau d'élévation...

Portrait de Gilbert

Votre exemple par rapport à votre fils me renvoie à une anecdote - encore une - d'Alexandre Jollien. Pardonnez-moi si je compulse sur cet homme mais il m'enseigne pas mal en ce moment. Jollien donne exactement votre façon de procéder, Orlan. Il s'agit là d'une mère qui a un enfant lourdement handicapé (trisomique je crois !). Elle cherche donc le positif dans cet enfant bléssé. Elle réalise alors que cet enfant " ne ment jamais ! "...

Portrait de cricri

L'exemple que vous donnez Gilbert et que relate donc Alexandre Jollien se passe de commentaires... Il est hautement spirituel... Merci...

Portrait de Isabelle

Votre post Orlan me parle plus particulièrement à moi aussi ! Mais je tiens à souligner, que la grande qualité des échanges ici, est porteuse de magnifiques énergies qui font du bien à l'âme... Je réfléchis beaucoup à mon plus jeune fils, moi aussi, ado de presque 13 ans qui fait montre de bien peu d'investissement travail scolaire... en tout cas à aujourd'hui... Mais en regardant du côté du positif, c'est effectivement un gentil garçon, et par rapport à mon histoire... il est lui, surtout et avant tout, bien vivant... et moi aussi d'ailleurs ! Comme s'il me fallait encore, "voir" pour "croire" et donc autant, ce que je me dois, y compris pour lui peut-être... c'est d'être en confiance quant aux Desseins Divins et en nos destinées respectives... car sans acceptation comment pourrais-je développer un tout petit peu mieux, ma foi en Dieu ?

Portrait de Mireille-cogolin

Toujours dans la Bible des éditions Tardy, j'ai trouvé une autre interrogation spirituelle qui peut répondre à ce qu'induit Chantal Calatayud dans son blog et qui peut donner aussi à réfléchir :

. " Seigneur, j'en ai marre de l'injustice... Et pourtant j'en suis complice dans mon milieu de vie !

.  Seigneur, la faim des Hommes me crève les yeux... Et moi, quel pas ai-je accepté de faire pour changer les structures économiques ?

. Seigneur, l'indifférence nous cerne de toutes parts... Et moi, suis-je prêt à m'engager aujourd'hui pour la libération des Hommes ?

. Seigneur, l'hypocrisie nous écœure... Et moi, jusqu'où suis-je capable de me compromettre pour faire la vérité ?

. Seigneur, la peur nous paralyse... Et moi, les conflits m'angoissent et me replient sur moi-même.

. Seigneur, l'individualisme ferme l'Homme à ses frères... Et moi, ai-je le courage d'entrer dans des actions communautaires ?

. Mais Toi, Seigneur, Tu es là... Recrée en nous un cœur nouveau, rends-nous la joie de Ton salut, ouvre nos vies à Ton Esprit...

Portrait de Jean

Que de pain  encore sur la planche ! Mais Dieu est là... fidèle, qui ne cesse de nous interroger, mais toujours secours devant l'angoisse, disent je crois les Psaumes ! Merci Mireille !

Portrait de Ari

La richesse des intervenants sur ce blog m'a poussé à ajouter ma petite pierre personnelle à ce bel édifice. Il s'agit de Romains 12.21 :

> " Ne soyez pas vaincu par le mal, mais vainqueur du mal par le bien "...

Belle journée à toutes et à tous,

Ari

Portrait de Gilbert

 Votre Romains 12.21  me parle :  ce 12.21, si je le lis 21/12... de l'année 2010 (je sais que vous aimez les chiffres en gématrie je crois), me parle au plus profond de l'âme pour des raisons personnelles et collectives.

Au risque de paraître obsédé par Alexandre Jollien, celui-ci parle de ses amis dans le " bien "... Je crois que même si je ne vous ai jamais vu, vous en faites partie, toutes et tous !

Portrait de Mireille-cogolin

Je viens de regarder le thermomètre sur mon balcon et à l'ombre parce que je trouvais qu'il faisait particulièrement chaud aujourd'hui dans mon appartement : 36°3 ! 

Permettez-moi de partager avec vous, dans ce beau blog sur l'Amour, une pensée pour toutes les personnes qui souffrent abominablement chez elles de la chaleur parce que leur habitation est mal protégée et mal isolée, pour tous les travailleurs en usine, les maçons et tous ces professionnels qui ne peuvent pas se défendre correctement de cette température si élevée, les malades hospitalisés qui ne bénéficient pas de la climatisation... Ces personnes ne peuvent être qu'épuisées...

Portrait de nanou-69

Je vis dans une cité et je n'ai pas la clim mais avec deux ventilateurs, ça va. 29 ° quand même à midi. Il y a un couple de personnes âgées sur mon palier, ils sont effectivement complètement à plat. Je leur ai dit que je crois que ça va se calmer à partir de demain. Espérons ! En tous cas j'ai une pensée aussi pour toutes les personnes qui travaillent et les malades des hôpitaux et les enfants en bas âge aussi !

Portrait de David Ibanez

J'ai lu votre blog, Chantal, comme un appel à la fraternité, ce qui me touche car j'ai un frère qui est né au Maroc. De la fratrie à la fraternité il y a je crois une belle et puissante voie d'évolution personnelle et collective. En ce jour de fête nationale, je pense donc à mes frères, et aux foromers qui viennent partager sur ce site.

Bonne journée à tous !

Portrait de Jean

J'écoutais l'autre jour une interview de Michel Fugain, auteur de la célébre chanson " C'est un beau roman, c'est une belle histoire... " Il disait que ce qui manquait le plus à notre époque, c'est une belle utopie pour que des gens enthousiastes se lèvent... Je rebondis donc sur ce terme de fraternité qui se trouve, comme l'indique aussi Fugain, sur le fronton de toutes nos mairies. Indépendamment des cérémonies qui nous coûtent quand même pas mal d'argent, peut-être a-t-on un peu trop oublié cette belle histoire qui nous a donné cette notion de fraternité à côté de l'égalité (des chances) et de la liberté (de penser) ? Ce qui a peut-être à voir avec l'Amour...

Portrait de Sylvie

Il tourne sur internet une phrase dite de Gandhi, j'ignore s'il en est réellement l'auteur, mais... quelle importance ? quelle importance en effet car cette phrase, " si tu veux changer le monde, commence à te changer toi-même", est d'une portée universaliste. Je reçois en effet ce que je projette et quel qu'en soit le retour : ainsi j'ai la méthode et même l'outil de vérification de l'application de cette méthode. Il existe en effet une communication intime entre les êtres au niveau de leur inconscient. Ainsi, si je peux changer ma relation à l'autre c'est que ce que je projette l'est en direction de l'inconscient collectif, et que c'est de là d'où me revient la réponse.

Notre communauté des vivants ressemble ainsi à la grande peupleraie du Colorado : de grands arbres se dressent, chacun dans son unicité, certes, et cependant, sous terre leurs racines se rejoignent...

Ce n'est pas facile, mais j'essaie, à chaque fois que ma conscience s'éclaire de ce côté, et ce n'est pas si souvent,  de m'appliquer à respecter la vie en sa formidable diversité, en commençant par tenter d'être plus à l'écoute de mes propres besoins. Et c'est ainsi que chacun peut contribuer, et il n'y a pas de modeste contribution, à plus d'amour entre les êtres.

Portrait de Charles

Grâce au Colorado de Sylvie, je découvre avec bonheur ce blog de Chantal Calatayud. Il y a tellement de textes fascinants que je suis loin d'en avoir fait le tour... Un grand espace ce site, comme les plaines du Colorado...